The gatekeepers of fashion have designed an engine where the barrier to entry not only affetcs younger talents but also the consumer, indicating an elitist hold on the inner workings of this establishment. My goal has always been to build a brand that challenges the norm of how a young brand can flourish.

I design for people and I believe that through truthful messaging and transparency in communicating the process, people will understand the true meaning of slow, high quality fashion. Formerly, fashion was a service-based industry, making ready-to-wear an invention of a very recent past. Returning to craftsmanship, hand-made process and bringing back years of know-how benefits not only the creative market but also allows us to turn the corner on fashion’s negative impact on the environment.

Most consumers lack knowledge about clothing and have a distorted vision of what luxury is today. Luxury which is defined by time, technique and therefore quality, is nowadays associated with trend, image and hype. Most of the products put forth by the biggest luxury brands in fashion are more gimmicky than true luxury. Swayed by grassroots level trends magnified by monograms, they are appealing to the consumer base desperate to validate their self-worth. As a result, mediocre quality items end up on the market conceived without much thought or skill and sold for outrageous amounts. As an industry insider, I have had the privilege of witnessing firsthand the gap between quality, production costs, margin, final prices and green-washing publicity.

Mindful of the challenges, barriers and questioning the status quo I decided to engage with customers and communicate in a transparent manner so as to truly be ethical. My values are rooted in the belief that the invisible bonds between people matter the most, therefore the garments I conceive are given meaning by the ones wearing them.

 

L’industrie de la mode a généré un dispositif élitiste dont les modalités d’entrée n’affectent pas seulement les jeunes talents mais aussi les consommateurs. Cela m’a poussé à construire une marque pouvant prospérer hors des schémas traditionnels.

Je crée pour les gens et je crois qu’à travers une communication honnête et transparente, ceux-ci comprendront véritablement ce qu’est une mode responsable, de grande qualité. Auparavant, la mode était une industrie de service, faisant du prêt-à-porter une invention d’un passé plutôt récent. Un retour à l’artisanat, à la fabrication main et au savoir-faire bénéficiera non seulement le marché de la création mais aussi nous permettra aussi de réduire l’impact négatif de la mode sur l’environnement.

La plupart des consommateurs manquent de savoirs à propos du vêtement et ont une vision déformée de ce qu’est le luxe aujourd’hui. Le luxe défini par le temps, la technique et donc la qualité, est aujourd’hui associé à la tendance, l’image et la hype. Beaucoup des produits mis en avant par les grandes maisons de mode relèvent davantage de gadgets que de véritables objets de luxe. L’industrie séduit une clientèle en manque de validation par le biais de produits inspirés de la rue et estampillés de monogrammes. Par conséquent, des articles de qualité médiocre se retrouvent sur le marché, conçus sans grande réflexion ni savoir-faire et vendus à des montants ahurissants. En tant que professionnel de la mode, j’ai pu constater en personne l’écart entre qualité, coût de production, marges, prix boutiques et green-washing.

Conscient des difficultés et des épreuves potentielles, j’ai décidé, afin de rompre le statu quo, de m’engager auprès de mes clients et de ma communauté à communiquer de manière transparente, afin de pouvoir vraiment être éthique. Mes valeurs sont ancrées dans l’idée que les liens invisibles qui nous unissent sont les plus importants, par conséquent les vêtements que je conçois prennent sens grâce à ceux qui les portent.